Il y a cinq ans, l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) voyait le jour, portée par une ambition claire : « rendre l’électricité disponible, accessible à un coût abordable et vecteur de développement socioéconomique dans les milieux rural et périurbain. » Dans le contexte de son opérationnalisation, on ne faisait que très peu cas de l’attention singulière qu’il importait d’apporter à la question de l’accès de l’arrière-pays à l’énergie pour en faciliter l’éclosion socio-économique. Dans son reflexe de génie, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi, en nommant les mandataires de l’ANSER en juillet 2020, a consacré le seuil de l’histoire de l’électrification rurale de notre pays dont il est à juste titre le parrain incontestable.
Cinq ans plus tard, si l’ambition initialement affichée de faire passer notre taux d’accès à l’électricité en milieux rural et périurbain de 1 à 30% n’a pas été atteint pour diverses raisons intelligibles, il n’en est non moins vrai qu’un jour nouveau s’est levé sur le Congo profond à travers 55 projets d’électrification rurale initiés. Des récits de témoignages résonnent du Congo profond où des communautés rurales font écho de l’expérience inédite de l’accès à l’éclairage public, l’accès des ménages, des hôpitaux, des écoles, internats à l’énergie et l’usage productif de l’électricité par le développement de l’artisanat local. Les témoignages sont légion selon que l’on est à Nd’jili brasserie dans la périphérie de Kinshasa, à Mbatakiela dans le Kongo Central, à Walungu, à Kalehe, à Buta, à Kalamba, à Wembonyama, à Lubefu, à Kamonia, à Ipamu, à Bonga Yasa, à Basankusu, à Bongandanga, etc.
Au cours de cinq dernières années, l’Etat Congolais a éloquemment signé son retour sur la scène des investissements dans les infrastructures énergétiques à travers les projets d’électrification rurale que coordonne techniquement et financièrement l’ANSER. Chiffré à ce jour à 37 466 54 USD, ces investissements occasionnent la construction des centrales solaires photovoltaïques, la construction et la réhabilitation de certaines centrales hydroélectrique et le soutirage partant des lignes hautes tensions de la SNEL.
Cinq ans après, l’ANSER revoit son plan stratégique pour le quinquennat allant de 2025 à 2030 de sorte à construire son prochain chapitre sur fond des résultats palpables déjà engrangés. Au cœur de son nouveau plan stratégique, l’enjeu majeur est celui d’accélérer l’accès à l’électricité en RDC en faisant passer son taux de 21% à 50% d’ici 2030, en particulier dans les zones rurales et périurbaines où vivent la majorité des Congolais non encore desservis.