30/04/2024Prenez des photos satellites de notre planète lorsqu’elle n’est pas éclairée par le soleil : l’Afrique est plongée dans le noir, sous une Europe étincelante de mille feux. Selon un récent rapport de l’Agence Nationale de l’Electricité de des Services Energétiques en milieux Rural et périurbain (ANSER), à peine 19% des habitants du Congo ont accès à l’électricité. Dans les zones rurales, ce chiffre chute dramatiquement à 1%. Ceci place la RDC comme le second pays au monde ou l’électricité est un luxe rare. L’électricité est au centre de toutes nos préoccupations, qu’elles soient économiques, sociales ou environnementales. Sans une source d’Energie fiable, aucun secteur ne peut se développer de manière optimale. Par exemple, l’absence de l’électricité stable pénalise lourdement les entreprises qui doivent faire face à des surcouts considérables pour se fournir en Energie hors réseau. Il suffit de regarder la situation intenable en Afrique du Sud, pourtant bien en avance sur nous dans le domaine, pour comprendre l’importance de la stabilité d’un réseau. De plus, notre potentiel minier considérable dépend entièrement d’un approvisionnement énergétique stable. Sur le plan social, l’absence d’électricité a un impact direct sur la qualité de vie des ménages. Nos femmes et nos enfants sont particulièrement touchés, contraints de parcourir des dizaines de Kilomètres chaque jour pour chercher du bois de chauffage. Et le bilan humain est effrayant : chaque année, six cent mille Africains meurent des suites d’intoxications dues à l’utilisation de charbon de bois. Les personnes à faibles revenus sont les plus pénalisées, car le cout unitaire de l’Energie du charbon de bois ou des bougies est plus élevé que celui de l’électricité du réseau. Enfin, sur le plan environnemental, il faut souligner que plus de 90% de notre Energie provient du bois, posant un risque direct pour nos forêts. Si rien ne change, et compte tenu de la croissance démographique et de nos besoins en Energie, nos forets pourraient disparaitre d’ici 2100. C’est un défi colossal qui nous attend, un rêve qui se dessine lentement mais surement sur la vaste toile du continent : l’électrisation des zones rurales sur notre continent. En RDC, comme ailleurs, ce projet est l’incarnation des espoirs et des aspirations de millions d’âmes qui attendent l’aube ère nouvelle. Dans mon pays, grand comme l’Europe de l’Ouest, de vastes zones rurales demeurent largement coupées du réseau électrique qui alimente les grandes cités du continent. Cette fracture énergétique est un écho lointain des inégalités qui ont marqué l’histoire du continent. Une cicatrice que le temps peine à effacer. Mais nous nous y attelons. Ma vision, c’est celle d’un pays ou chaque foyer, meme le plus isolé, serait baigné dans la lumière douce et rassurante de l’électricité. Un monde ou les enfants pourraient lire et apprendre après la tombée de la nuit, ou les médecins pourraient opérer sans crainte d’être plongés dans l’obscurité, ou les artisans pourraient prolonger leur labeur et ainsi nourrir leurs familles avec dignité. L’Energie est le moteur du développement, une force vitale qui peut transformer les vies et sculpter les destins. Mais, comment tendre vers cette vision, lorsque les ressources sont limitées, les infrastructures insuffisantes et défis nombreux ? il s’agit là d’une question qui ne trouve sa réponse que dans l’action collective, dans l’union des compétences et des volontés. Il est alors question de mobiliser une synergie à l’échelle continentale, ou la solidarité transcende les frontières et unit les peuples dans une quête commune. Des ingénieurs audacieux, des entrepreneurs passionnés, des gouvernement éclairés et une jeunesse vibrante et dynamique se rassemblent pour forger le chemin de l’électrification rurale. Dans les contrées lointaines, les technologies solaires font leur apparition, et permettent d’illuminer les nuits. Des mini-réseaux sont érigés, reliant les communautés et des questions cruciales surgissent : comment assurer une distribution équitable de l’Energie ? comment favoriser l’accès à l’électricité tout en préservant les écosystèmes fragiles et les traditions locales ? C’est pour répondre à toutes ces questions que j’ai créé l’ANSER , l’ l’Agence Nationale de l’Electricité de des Services Energétiques en milieux Rural et périurbain ? qui a poursuivi en 2022 une mission essentielle pour le développement de notre pays : l’électrification des zones rurales. Pour ce faire, nous avons lancé une série de projets pilotes d’éclairage public. Cette initiative a été méticuleusement guidée par notre feuille de route initialisée en 2020. Notre action s’est articulée autour de trois pilier fondamentaux : l’élaboration d’un plan d’électrification méticuleusement décentralisé, l’introduction d’un programme d’investissements prioritaires et le déploiement de mesures incitatives stratégiques pour mobiliser les financements nécessaires Ces leviers ont été essentiels pour créer un environnement propice pour rassembler toutes les parties prenantes intéressées à promouvoir les développements du secteur d’électrique dans notre pays. Alors que nous entrons en 2023, je constate un véritable regain de soutien politique quant à ce projet. C’est une aubaine et, je suis convaincu, cela va permettre à l’ANSER de se focaliser pleinement sur la stratégie d’électrification rurale et périurbaine. Je n’ai aucun doute que notre équipe à l’ANSER continuera à redoubler d’efforts pour non seulement accélérer l’électrification, mais aussi pour offrir des solutions encore plus performantes et adaptées à chaque région dans le but d’améliorer les conditions des vies des populations de l’arrière-pays. Nous sommes actuellement engagés à relancer le processus de mobilisation de nos ressources propres, une initiative que figure parmi les priorités majeures. Le but est de soutenir vigoureusement l’électrification en milieux rural et périurbain, un effort qui implique une série d’actions de lobbying stratégique pour catalyser l’activation rapide de génération de ressources financières, conformément aux dispositions légales en vigueur. Je suis également déterminé à apporter des solutions rapides aux questions pressantes concernant l’avenir du Fonds Mwinda, qui a connu des retards dans le financement depuis sa dernière allocation présidentielle. Qu’est-ce que le Fonds Mwinda ? Lancé le 24 novembre 2020, est notre réponse à ce problème. Son but est clair : booster les taux d’électrification à 30% avant 2024, en raccordant deux millions de foyers supplémentaires au réseau électrique, et en facilitant l’usage de solutions de cuisson propre. Supervisé par le gouvernement via ANSER et soutenu par le secteur privé, ce fonds national vise une révolution énergétique inclusive et accessible à tous. A travers le Fonds Mwinda, mon souhait est de contribuer activement, à travers nos services énergétiques, au développement de mon projet des cents-quarante-cinq territoires. En sommes, 2022 aura le témoignage vibrant de notre volonté indéfectible de précipiter l’aube d’une ère nouvelle pour le Congo rural. Avec un e détermination inébranlable et un pragmatisme qui caractérise, je l’espère, ma gouvernance, nous avons concentré nos efforts dans une planification méticuleuse qui a donné vie à des projets pilotes concrets. Ces derniers incarnent désormais les lueurs d’espoir qui illuminent le Congo profond. Il est vrai, la transformation profonde du Congo n’est pas sans douleur, car il nous reste des défis colossaux à surmonter. Nous nous attelons activement à définir des modèles économiques viables, à révéler des défis logistiques de taille, et à concevoir des incitations fiscales pour intensifier l’engagement du secteur privé. Notre attention demeure également focalisée sur le perfectionnement des processus de passation des marchés et le rôle capital du Fonds Mwinda dans l’amplification du pourvoir d’achat du Congolais moyen en milieu rural. Nous sommes conscients de la nécessité urgente de soutenir une mise en œuvre rapide des initiatives qui boosteront nos ressources financières.  Je pense que nous façonnons notre chemin à chaque pas que nous faisons, sans attendre d’avoir rassemblé toutes les conditions, sans attendre d’avoir rassemblé toutes les conditions idéales. Les fonds mobilisés à partir du budget national, le Fonds Mwinda et divers partenariats se traduisent déjà en projets qui insufflent un nouvel espoir à des milliers de nos compatriotes. Nos statistiques témoignent désormais d’une avancée notable, une progression que nous nous attacherons à mesurer avec encore plus de précision. Soyez en assurés : l’ANSER a abordé la réalisation de sa mission en sachant ajuster ses plans et ses hypothèses en fonction des résultats obtenus sur le terrain. Ceci a permis d’envisager une expansion non seulement à travers les projets matures de son PIP, mais aussi de manière plus globale, à travers le Programme de développement Local des cent-quarante-cinq territoires. C’était les défis que nous nous étions fixes pour 2023 et il est en passe d’être réussi. Il faut garder en tête que notre avenir ne peut être construit sans tenir compte de tout ce que nous avons accompli jusqu’à présent. Notre démarche cohérente et intégrée fait la force de notre action. Avec le temps comme allié tantôt favorable, tantôt exigeant, nous continuons à perfectionner notre démarche tout en accentuant dynamisme. Alors que le Fonds Mwinda approche à grands pas de l’échéance de son objectif de 2025 pour la mobilisation de cinq-cent-millions USD, l’urgence de trouver des financements s’intensifie. Nous sommes résolus à accélérer notre démarche, voire à redoubler d’efforts, afin de rendre le secteur encore plus attractif. Félix Tshisekedi, Pour un Congo retrouvé, VA Édition, France, 2023, pp 53-58. [...] Lire la suite…
16/02/2024Dans les profondeurs du Congo, les projets d’électrification rurale de l’ANSER font des merveilles, permettant aux zones rurales et périurbaines d’accéder en nombre croissant à un éclairage public alimenté par des technologies de pointe. Cependant, cette transformation, malgré ses retombées socio-économiques remarquables, engendre un coût significatif qui entrave son déploiement en Afrique subsaharienne. Dans cet article nous mettons en lumière le programme d’éclairage public de l’ANSER. L’éclairage public en Afrique subsaharienne est un aspect crucial du développement urbain et de la sécurité publique. Pourtant, de nombreuses villes et agglomérations de cette région souffrent d’insuffisance d’infrastructure d’éclairage public. Selon la Banque mondiale, seulement environ 30% des zones urbaines de la région bénéficient d’une couverture d’éclairage public suffisante. Quand il s’agit de milieux ruraux de la RDC, ces chiffres tombent autour de 1%. L’accès à un éclairage sûr, fiable et abordable s’inscrit dans les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, notamment l’objectif 7 (Énergie propre et abordable) et l’objectif 11 (Villes et communautés durables). L’amélioration de l’infrastructure d’éclairage public est essentielle pour atteindre ces objectifs en Afrique subsaharienne. Le manque d’éclairage public adéquat représente des risques pour la sécurité publique, en particulier pour les piétons et les automobilistes. L’absence d’éclairage suffisant peut contribuer aux accidents, à la criminalité et à d’autres problèmes de sécurité, affectant ainsi la qualité de vie et renforçant le sentiment d’insécurité dans les zones rurales et périurbaines. Dans le Congo profond, cette préoccupation, souvent liée à l’accès à l’électricité, trouve désormais une réponse grâce aux nombreux projets d’électrification rurale coordonnés par l’ANSER. En effet, l’ANSER intègre totalement l’éclairage public dans chacun de ses projets d’électrification rurale. Toute localité rurale ou périurbaine bénéficiant d’un tel projet voit ses artères, ses centres hospitaliers, ses espaces administratifs et académiques équipés de dispositifs d’éclairage public. Dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, les systèmes d’éclairage public reposent sur des technologies inefficaces et obsolètes, telles que les lampes à haute pression au sodium. Ces systèmes consomment des quantités importantes d’électricité, entraînant des coûts énergétiques élevés et des impacts sur l’environnement. En adoptant la technologie LED économe en énergie, qui a pris de l’ampleur ces dernières années, l’ANSER a mené quelques projets pilotes avant de passer à échelle. En effet, les lampadaires LED offrent une durée de vie plus longue, une consommation d’énergie réduite et une meilleure visibilité. Déjà en 2021, Ndjili Brasserie (dans les périphéries de Kinshasa) et Ipamu (dans le territoire de Idiofa) ont vu les premiers projets pilotes, avec l’installation des lampadaires solaires autonomes, bénéficiant à quelques 2000 ménages. Bien que couteux, ce projet a permis de constater que l’installation des lampadaires dans ces milieux a entraîné une meilleure visibilité, une baisse du taux de criminalité et une recrudescence des activités économiques au-delà du crépuscule. C’est grâce aux leçons apprises dans ces deux projets que l’ANSER passe de 2000 à 200000 bénéficiaires en éclairant en 2022 les artères principales des cinq chefs-lieux des cinq provinces de l’espace Grand Équateur, à savoir Gbadolite, Boende, Mbandaka, Gemena et Lisala. Ces agglomérations ont bénéficié de l’installation d’un impressionnant réseau de 50 km d’éclairage public alimenté par des lampadaires solaires. Ici aussi, on constate que l’éclairage public adéquat joue un rôle essentiel dans le soutien des activités économiques dans les zones périurbaines. Des rues bien éclairées attirent les entreprises, encouragent le commerce de nuit et améliorent l’ambiance globale des centres-villes. Cela peut, à son tour, stimuler les économies locales et créer des opportunités d’emploi. “Autrefois, il était stressant de se déplacer avec une bougie ou une lampe torche, mais grâce à l’éclairage public, notre activité économique se poursuit tard dans la nuit et nos revenus augmentent”, confie une marchande. De plus, une autre femme ajoute : “se déplacer la nuit était difficile pour nous, femmes, avec les risques de harcèlements ou de vol… Mais tout a changé avec l’installation des lampadaires.” En 2023, l’ANSER met en œuvre quarante-neuf projets d’électrification rurale et intègre systématiquement les projets d’éclairage public partout où les projets sont déployés. De nombreuses agglomérations rurales ont désormais accès à l’éclairage public, telles que Bipemba-Mbuji Mayi, Bulungu Buta, Kamonia, Nd’jili Brasserie, Wembonyama, Ngandajika, Walungu, Kasongo Lunda, Walikale, Ipamu, Nganza-Kananga, Kalehe, Lodja, etc. bénéficiant à plus d’un million d’habitants. Les impacts positifs vus dans les projets pilotes se répand désormais partout où les projets d’électrification rurale de l’ANSER sont mis en œuvre. L’éclairage public (en réseau local ou par système autonome) est la première phase d’exécution de ces projets, bien avant l’achèvement de la construction des centrales solaires et de l’installation des réseaux de distribution. Bien qu’il soit généralement admis que l’éclairage public représente une part importante de la consommation d’énergie d’une localité donnée, l’utilisation de dispositifs d’éclairage public solaire autonome permet à l’ANSER de conserver presque toute l’énergie produite par ses centrales pour la consommation des ménages et un usage productif. Les efforts visant à améliorer l’éclairage public en Afrique subsaharienne nécessitent souvent des collaborations entre les gouvernements, les agences de développement et le secteur privé. Des mécanismes de financement tels que les subventions, les prêts et les partenariats public-privé peuvent contribuer à stimuler les investissements dans l’infrastructure d’éclairage public. A ce jour, cependant, les projets d’éclairage public mis en œuvre par l’ANSER sont financés à 100% par l’Etat Congolais. En effet, les procédures administratives et les délais de décaissement des partenaires techniques et financiers sont tels qu’il est impossible de trouver des financements pour l’éclairage public. Aussi, depuis de lustres, la RDC a introduit une taxe sur l’éclairage public dans les factures des utilisateurs. Un système de solidarité énergétique où ceux qui ont accès à l’électricité financent l’éclairage public des périphéries de leurs villes et de certains milieux ruraux.  Une autre source de financement importante, mais non organisée, s’est observée pendant la période électorale : l’éclosion de plusieurs projets d’éclairage public d’initiative privée, financés par des candidats aux législatives nationales et provinciales. Une source de financement non négligeable d’autant plus que certains ont financés jusqu’à 20km d’éclairage public. Bien que des défis persistent en matière d’éclairage public en Afrique subsaharienne, il y a une prise de conscience croissante de son importance et des avantages potentiels qu’il apporte. Les efforts visant à améliorer l’éclairage public grâce à des technologies économes en énergie et des approches durables peuvent contribuer à des environnements ruraux et périurbains plus sûrs, à un développement économique accru et à une meilleure qualité de vie dans la région. Localement, un nouveau jour se lève sur le Congo profond, récipiendaire de projets porteurs de développement. La parfaite coordination et structuration de l’implémentation de l’éclairage public dans les zones rurales démontre que celles-ci peuvent servir d’exemples de réussite de la mise en œuvre de services publics.  [...] Lire la suite…
14/12/2023Wembonyama, est une localité du territoire de Katako-Kombe dans la province de Sankuru en République démocratique du Congo. Elle est située à l’est de la route RP 807 à 107 km au nord du chef-lieu territorial, Lubefu. En 2020, la localité accède au statut de Commune de Lumumba ville, statut qu’elle partage avec la commune rurale d’Ewango. Un projet planifié par l’ANSER et financé par l’Etat Congolais Le 19 Juillet 2022, l’Agence Nationale de l’électrification et des Services Energétiques en milieux Ruraux et Périurbains (ANSER) lance un appel d’offres pour la Construction d’une centrale solaire photovoltaïque à Wembonyama (200 kWc) pour l’électrification de la cité de Lumumba ville. Cet appel est complètement inédit puisque jusqu’à cette date historique la cité n’a jamais bénéficié d’aucun investissement public ni privé d’électrification. Le 16 Novembre de la même année, après une longue procédure de passation de marché, la construction de cet ouvrage est confiée à l’entreprise Congolaise Goshop dont l’expertise en matière de construction des centrales photovoltaïques en RDC n’est plus à démontrer. Malgré les défis logistiques, les travaux sont effectués en une année. La centrale solaire est fin prête pour son lancement en Décembre 2023. Effets transformationnels poursuivis par le projet En injectant 200 kWc d’électricité solaire, le gouvernement espère catalyser son économie dormante. En effet, la vision du chef de l’Etat qui impulse le Programme d’Investissements Prioritaires de l’ANSER vise l’électrification accélérée des cités et localités pour, entre autres, relancer l’économie rurale, améliorer le bien-être de la population et limiter l’exode vers les grandes villes. Sur le plan économique, Wembonyama vit surtout des activités agropastorales. L’agriculture demeure de subsistance et les principales productions concernent les aliments de base notamment le manioc, le maïs, la canne à sucre, le haricot, la banane, le taro, le riz, la patate douce, l’igname, l’arachide, l’ananas et le millet. L’agriculture reste traditionnelle sans semences améliorées et sans accompagnement de l’Etat. Dans ce secteur, les moniteurs agricoles sont en nombre insuffisant et vieux. En fait, la culture des produits de rente comme le caféier, le palmier à huile, le cotonnier, le cacaoyer, le coco er et l’hévéa sont en baisse continuelle. En ce qui concerne l’élevage, les espèces animales les plus élevées sont notamment les caprins, les porcins et la volaille. Elles sont produites essentiellement par les ménages. L’élevage des bovins devient rare. Les activités liées à la pêche se pratiquent avec du matériel rudimentaire. La Province produit du poisson frais, fumé, salé et séché. Les contreperformances dans le domaine de la pêche et de la pisciculture viennent essentiellement du manque d’appui technique, logistique, financier du reste accentué par l’offre limitée en intrants de pêche. La situation géographique de Wembonyama constitue un avantage autant qu’un défi, puisque l’enclavement de la province a permis la préservation de son écosystème unique et foisonnant en biodiversité. Que ce soit pour l’agriculture, la pèche, l’élevage ou le tourisme, l’électricité reste un moteur indispensable pour une relance efficiente des activités. Cette centrale photovoltaïque, couplée aux autres initiatives de développement initiées dans le cadre du PDL-145 territoires se focalisant essentiellement sur l’agriculture, pêche et élevage en vue de la relance économique, constitue une lueur d’espoir pour les 2,400,000 Sankourois, et particulièrement pour les habitants de Wembonyama. [...] Lire la suite…
30/11/2023Le territoire de Kamonia est l’un de plus grands territoires de la RDC avec une superficie de 26 602 km² et une population estimée à 2 418 480 habitants. Il est limité au Nord par les Territoires d’Ilebo et Luebo, au Sud par la République Populaire d’Angola, à l’Est par les Territoires de Kazumba et Luiza, à l‘Ouest par la Province du Kwilu. Le Territoire de Kamonia est une entité décentralisée ayant comme chef-lieu Kamonia. Ses structures administratives et organiques s’élèvent à 9 secteurs, la cité de Kamonia, chef-lieu du territoire et la commune urbaine de Tshikapa. Bien qu’une grande partie de la population justifie d’un pouvoir d’achat suffisant, de la création du territoire à l’an 2022, aucune initiative de la république ne permettait de garantir à la population un accès continu à l’électricité. La fourniture de l’électricité était assurée par certains indépendants qui utilisent de groupes électrogènes pouvant alimenter trente ménages. Ce système est plus en vogue tout au long de la bande frontalière avec l’Angola et dans les cités à fortes agglomérations. Parfois, des panneaux solaires sont utilisés comme source d’énergie au niveau des centres de santé de références. En 2023, deux projets de l’ANSER viennent, pour la première fois changer la narrative dans cette contrée. Il s’agit de la construction de deux centrales solaires : une à Kamonia et une deuxième à Tshikapa, avec respectivement 100KW et 200KW pour desservir la population et les PME. Evolution des travaux de construction de centrale de Kamonia Profil socio-économique A ce jour, l’exploitation minière ou artisanale du diamant constitue la principale source de revenu des habitants du territoire. Le sous-sol est riche en minerais de diamant et de fer mais malheureusement l’extraction se fait encore de manière artisanale sur l’ensemble du Territoire. L’apport de l’électricité pourrait permettre de diversifier cette économie fragile qui n’a pas apporté de développement durable au profit de cette population. L’Agriculture représente une alternative rapide de relance de l’économie, et regroupe généralement la majorité de la population du Territoire qui est potentiellement riche en produits agricoles tels que le maïs, les arachides, le manioc, le haricot, le niébé, le riz et le café. L’entretien des routes de desserte agricole dans les secteurs ruraux les plus productifs, la réhabilitation des principaux axes routiers provinciaux et nationaux, l’élevage, l’implantation des entreprises d’exploitations agricoles, le développement de cultures et la mise en place des greniers agricoles étant déjà inscrits dans les programmes retenus dans le PLD-145T,  il est attendu de grandes productions de ces produits pouvant servir à la consommation des paysans et pour la commercialisation à grande échelle et aussi de la création d’emplois. Dans le cadre du PDL 145 Territoires initié par le Gouvernement central, il est prévu la construction des écoles, des centres de santé, des marchés modernes, la réhabilitation et entretien des routes de dessertes agricoles, la construction des forages avec bornes fontaines, des bâtiments administratifs et logements des fonctionnaires ainsi que l’appui en intrants agricoles, l’accompagnement et la professionnalisation des producteurs agricoles des filières porteuses. En plus de l’implication du gouvernement, plusieurs initiatives de développement des activités agricoles, pilotées entre autres par l’UNICEF et le FAO permettent l’espoir. Le petit commerce vient justement en troisième position et est généralement financé par le petit gain qui se dégage de l’exploitation artisanale du diamant et des activités agricoles. D’après le rapport du recensement général des entreprises réalisées au cours de l’année 2018, le Territoire de Kamonia compte 1567 Unités Economiques soit 16,7% du nombre total que compte la Province du Kasaï. Le marché de Kamako constitue la porte d’entrée des différents biens importés en provenance de la République de l’Angola. Les produits alimentaires et les matériaux de constructions proviennent essentiellement des échanges effectués au niveau du marché de la limite de Kamako constituant le lieu d’approvisionnement de plusieurs commerçants du Territoire. Les parcs et aires protégés constituent enfin une source potentielle mais complètement inexploitée de l’économie de ce riche territoire. Ils font allusion au tourisme qui est un atout majeur pour le développement du Territoire de Kamonia. Grâce à ses structures géomorphologiques, biogéographiques, historiques, culturelles et archéologiques constitués des rapides, des chutes magnifiques. Les sites touristiques du Territoire de Kamonia sont entre autres : la grotte de Shambuanda dans le secteur qui porte son nom, la chute de Makumbi dans le village Makumbi. La chute de Mbimbi a Mayi Munene sur la rivière Kasaï dans le secteur de Tshikapa, la chute de Lovua dans le secteur de Tshikapa Parc solaire de la centrale photovoltaïque Perspectives d’avenir   L’introduction de l’électricité dans ce territoire, couplée aux autres initiatives de développement, constitue un catalyseur du développement et particulièrement de l’économie locale dans une spirale ascendante. L’énergie apporte le développement qui, lui-même, demande de plus en plus d’énergie pour sa pérennisation et son accroissement. A long terme, le développement du vaste réseau hydrographique pourrait apporter une source illimitée d’énergie à son développement socio-économique par l’exploitation des chutes disponibles sur les cours d’eaux par exemple : la chute sur la rivière Lovua, la chute de Mbimbi sur la rivière Kasaï, etc. Ceci aura un avantage absolu dans le développement de l’industrie : exploitation de la forêt, pêche et élevage industriels, transformation et conservation des produits agricoles. [...] Lire la suite…
29/11/2023En 2019, lors de son accession à la magistrature suprême, le Président de la République, Chef d’Etat, son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi avait compté au rang de ses priorités quinquennales l’urgence de garantir l’accès pour tous à l’électricité et plus spécifiquement en nivelant les inégalités existantes, dans ce domaine, entre les grandes agglomérations et les localités rurales. Pour ce faire, l’Agence Nationale de l’Electrification et des Services Energétiques en milieux Rural et périurbain (ANSER en sigle) a été opérationnalisée. Trois ans après ladite opérationnalisation, on note avec grande satisfaction l’effectivité du chantier de l’électrification rurale dans notre pays où le taux national d’accès à l’électricité s’élève désormais à 20%. Pour preuve, à ce jour, un portefeuille de 49 projets d’électrification rurale a vu le jour. Ce sont des projets de soutirage par extension de réseau et des constructions des centrales photovoltaïques pour les zones rurales enclavées. De ce lot de 49 projets, 32 ont déjà bénéficié de financement public à une hauteur de décaissement très avancé et sont en cours d’exécution. Avec des évidences palpables sur l’état d’avancement de ces 32 projets d’électrification rurale, nos compatriotes de plusieurs territoires vont, dans un futur immédiat, voir un jour nouveau se lever sur eux à travers l’accès des ménages, de l’artisanat local et des PMEs à l’électricité. Tel sera le cas de Poko, Kamonia, Tshikapa, Bongandanga, Basankusu, Buta, Bulungu, Lushebere, Mumpopa, Mukamba, Lumumbaville, Miabi, Kalehe, Kahembari, Kamakombe Mbata-Kiela, Ndjili Brasserie, N’sele quartier Union européenne, banlieue de Mbuji-Mayi Lupatapata, Bipemba), banlieue de Kananga (Kamayi, aéroport de Kananga), Kongolo, Kalamba, Kasongo-Lunda, Selenge, Kalanganda, Tshela, Mwene-Ditu. Walungu, Tshimbulu, Luiza, Lubefu, Lusambo, Ngandajika, Lubao, Lodja, Luebo, Lukalaba, Katanda, Mweka, Kakese, Luvungi Katogota, Luiza, Tshimbulu, Dibaya, Banalia, Ludimbi, Mwanza Ngoma, Mbombo, Mushuva, Nyabingula, Wuwu, Punkulu Munim et Kamana. Aussi le Président de la République, lors de sa récente intervention au congrès, a-t-il annoncé : « à la fin de cette année tout comme au cours du premier semestre de l’année 2024, c’est un total de pas moins de 30 Megawatts d’énergie électrique qui seront, dans un mouvement inédit de l’histoire contemporaine de notre nation, injectées dans le Congo rural. » Par ailleurs, la mobilisation de l’ANSER dans la coordination de l’électrification rurale offre à la nation tout entière une expertise qui en fera le partenaire technique du volet électrification du PDL-145 territoires prévoyant la construction de 418 centrales photovoltaïques. Pour tout dire, l’effectivité de l’électrification rurale illustre explicitement la volonté politique manifeste du Président de la République à redonner au Congo sa capacité de se mobiliser pour la cause de son progrès dans la pleine autonomie financière. Aussi, les communautés rurales, pourront-elles, faire de l’énergie disponibilisée le socle de leur éclosion économique en diversifiant leurs activités économiques. [...] Lire la suite…
10/11/2023Elargissant la portée de son action en faveur de l’accès pour tous à l’électricité, l’ANSER vient d’entamer, dans le territoire de Lukula, le projet d’électrification du Petit Séminaire Saint François-Xavier, communément connu sous l’appellation de Petit Séminaire de Mbata Kiela et des villages l’environnant. Pour rappel, des discussions autour d’un probable projet d’électrification de ce coin ont refait surface lors de la célébration du centenaire de ce petit séminaire le 3 octobre 2021. L’ayant incorporé dans son Programme d’Investissements Prioritaires, l’ANSER donne corps à ce projet à travers la réception de matériels et équipements devant servir à la concrétisation dudit projet. Connu pour avoir formé quelques grandes figures de notre nation à l’instar du feu Président Kasa-Vubu et du feu Cardinal Joseph Albert Malula, le Petit Séminaire de Mbata Kiela et ses alentours n’ont pas été épargnés par le souci d’accès à l’énergie électrique. Situé au cœur du Mayombe, le Petit Séminaire de Mbata Kiela et ses environs sont sous l’influence constante de Matadi, Boma et Moanda en raison de la forte activité économique qui s’y déploie en termes d’exploitation portuaire, raffinerie de pétrole, barrage hydroélectrique d’Inga et la production agricole. Néanmoins, en déhors de la forêt de Mayombe génératrice d’activité économique dans la filière du bois, l’agriculture est la composante principale de l’économie du territoire de Lukula. Cette dernière est axée sur les cultures vivrières (manioc, maïs, ignace et courge) et pérennes ( palmier à huile, cacaoyer, caféier et hévéa). Plongé dans le noir comme la majeure partie du Congo rural, le territoire de Lukula serait peuplé d’environ 300.000 habitants répartis en 3 communes rurales et organisés en 5 secteurs. Le présent projet d’électrification que finance le Gouvernement Central bénéficiera davantage aux 12 regroupements que compte le secteur de Fubu. Surpris par la tournure qu’ont pris les événements à l’issue de la réception de matériels et du début des travaux avec notamment les opérations de piquetage, les différentes couches de la population ne cachent pas leur aspiration d’accéder, non seulement, à la lumière mais aussi aux avantages qu’offre l’usage productif de l’électricité pour miser sur une transformation locale des produits agricole. D’une puissance combinée de 630 kVa, en raison de deux cabines de 250 kVa plus une de 160 kVa à installer, ce projet d’électrification par soutirage connaîtra deux phases. Dans sa première phase, il sera uniquement consacré à desservir prioritairement le Petit Séminaire de Mbata Kiela en énergie alors qu’au terme de sa deuxième phase, il procèdera à la promotion de l’accès à l’électricité pour le reste de villages environnant. Aussi l’entreprise Pik Service qui est à pied d’œuvre, compte-t-elle, couvrir la première phase en 45 jours et la deuxième avant la fin de cette année. La perspective d’un Congo aux villages lumineux semble progressivement voir le jour et se préciser à travers les différents projets d’électrification menés par l’ANSER sur toute l’étendue nationale. Avec le Chef de l’Etat, l’ANSER agit pour donner la chance à un autre Congo. [...] Lire la suite…
19/10/2023Kinshasa, le 17 octobre 2023 – l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux Rural et périurbain signe un protocole d’accord avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Kongo Central (CCIKC). Il y a eu en ce jour, signature d’un protocole d’accord de collaboration entre d’une part, l’ANSER, représentée par son Directeur Général Adjoint, Monsieur TWAMBILANGANA Damien et d’autre part, la CCIKC, représentée par Monsieur SAMUNA Fely en sa qualité de Président National. Cet accord porte sur la promotion de l’électrification des zones rurales et périurbaines du Kongo Central. Représentant le secteur privé du Kongo Central, la CCIKC entend élargir le domaine de ses interventions économiques en intégrant le segment énergétique dans son portefeuille d’activités. Cette expansion reflète les priorités du Gouvernement provincial du Kongo Central, lesquelles sont alignées à la vision du Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI, sur le développement à la base, à savoir dans les territoires. Dans le cadre de cet accord, l’ANSER apporte son expertise technique dans l’électrification rurale et la planification du développement socioéconomique qui en découle. La signature du présent accord de collaboration intègre une approche de partenariat en faveur des projets d’électrification tournés vers l’usage productif pour la transformation du Congo rural. L’objectif poursuivi dans la disponibilisation de l’énergie dans le circuit des initiatives économiques du Kongo Central est donc l’alimentation en énergie électrique des projets agro- pastoraux et de la petite industrie en vue d’accélérer le développement de la région. [...] Lire la suite…
09/09/2023Monsieur le Directeur de Cabinet du Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité, Monsieur le Président du Conseil d’Administration de l’ANSER, Monsieur le Directeur Général Sortant, Messieurs les Directeurs et Coordonnateurs des Pools ANSER, Distingués invités à vos titres et qualités respectifs, Humblement, nous consentons, aujourd’hui, à l’appel du Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi qui nous a élevé à ce niveau de responsabilité en raison de sa passion et détermination à faire advenir sans délais l’ombre d’un jour nouveau sur le Congo profond. Plus qu’une opportunité, c’est un sacerdoce auquel il nous appelle pour servir, transformer et assurer la grandeur de la mère patrie. En guise de gratitude, notre promesse est celui d’un engagement sans répit et des résultats palpables. Au Directeur Général sortant, Très cher Idesbald Chinamula, Notre institution a vu le jour presque sous un manguier dans des conditions extrêmes de fonctionnement. Dans ce qu’elle est devenue et deviendra, elle continuera de porter pour bien longtemps une part de vous-même, de votre savoir-faire et de votre extrême volonté à percer à travers le rock de bien des incertitudes pour créer le tunnel de la nouveauté. On ne vous réclamera jamais votre rôle de pionnier inspiré de l’électrification du Congo profond. Vous êtes le bienheureux premier Directeur Général de l’ANSER. A ce titre, vous souffrirez d’assumer à jamais pour notre institution le rôle de son plus grand ambassadeur et de personne ressource à qui elle devra, au gré de vagues, faire recourt. Merci à vous de mille et une manières ! L’extrême bonne volonté avec laquelle nous accédons à nos fonctions, en ce jour, ne saura se permettre de se priver des apports des uns et des autres. Aussi, affirmons-nous ici et maintenant notre disposition à pleinement et sainement collaborer avec notre Ministère de tutelle, le Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité, le Conseil d’Administration de l’ANSER, nos partenaires techniques et financiers. Aux agents et cadres de l’ANSER, L’histoire a toujours semblé s’écrire dans un mouvement incessant de rupture et de continuité. C’est dans cet oscillement ininterrompu qu’est censé advenir le progrès. Autrement dit, l’équipe sortante nous passe le témoin pour la continuité mais aussi pour la nouveauté. Il nous faudra mieux faire. Il nous faudra faire autrement en capitalisant sur l’avantage d’avoir déjà parcouru tout ce chemin ensemble. L’heure est grave, l’heure est au travail. D’ici là, nous vous donnons rendez-vous sur terrain dans le Congo profond. Je vous remercie ! [...] Lire la suite…
08/09/2023Kinshasa, le 08 septembre 2023 – l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux Rural et périurbain (ANSER en sigle) a connu le 31 août 2023 un changement de mandataires à sa tête. L’Ordonnance Présidentielle n°23/172 du 18 août 2023 renseigne que Monsieur KABASELE Camile, est reconduit Président du Conseil d’Administration ; Monsieur MUSIMAR NDELE Cyprien, ex Directeur Général Adjoint, passe Directeur Général ; et Monsieur Damien TWAMBILANGANA, ex coordonnateur du Pool Grand Kasaï, passe Directeur Général Adjoint. Pour ce qui est des administrateurs, Madame ILONGO YANZINGA Francine et Madame BITINGO PALA font leur entrée. Monsieur KOLOMANTA MBUTA Joseph est reconduit. S’agissant du Directeur Général de l’ANSER entrant, Monsieur Cyprien MUSIMAR, on note qu’il a participé durant les trois dernières années à l’opérationnalisation de l’ANSER en l’insérant dans le paysage institutionnel national, en la dotant des stratégies d’approches pour la mise en œuvre de ses missions, en procédant à la création d’un fonds de subside à l’électrification pour les ménages ruraux défavorisés (le Fonds Mwinda), en produisant les Plans Locaux d’Électrification suivant l’approche 145 territoires ainsi que la mise sur pieds d’un Plan d’Investissements Prioritaires. Ces livrables importants ont permis à la jeune agence de se positionner en bonne place dans un écosystème institutionnel foisonnant et de gagner la confiance du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre de tous les programmes énergétiques en milieux ruraux et périurbains. Le nouveau Directeur Général, Cyprien MUSIMAR et son adjoint Damien TWAMBIBLANGANA devront doter l’ANSER d’une capacité de mise en œuvre accélérée de l’électrification rurale et périurbaine, mais aussi et surtout développer et mettre en œuvre une stratégie de pérennisation de ces ouvrages à travers un partenariat solide avec le secteur privé. Ils devront aussi lancer un vaste programme sur les cuissons propres qui permettra à la RDC de réaliser ses ambitions dans ce secteur important. Plus concrètement, il s’agira pour la nouvelle Direction Générale d’innover et de délivrer sur plusieurs fronts, tout en capitalisant les acquis de l’administration précédente. Pour plus d’informations, contacter La Direction de Communication, Mobilisation et Partenariats (DCMP) de l’ANSER Tél. : +243 819 540 977 À propos de l’ANSER : L’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux rural et périurbain, ANSER en sigle, est la structure gouvernementale mise en œuvre par l’État Congolais pour s’assurer la réussite du pari de l’électrification du Congo profond et de l’accès facile à l’énergie. [...] Lire la suite…
15/08/2023Kinshasa, le 14 août 2023 – Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Développement Local des 145 territoires (PDL-145T), l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en Milieux Rural et Périurbain (ANSER) et le Bureau Central de Coordination (BCECO) ont signé, ce jour, un Protocole d’Accord important visant à définir les modalités de collaboration et de répartition des compétences dans la mise en œuvre et le suivi de l’exécution des activités du « volet électrification » du PDL-145 T dans les milieux ruraux et péri-ur- bains. En effet, ce Protocole d’Accord clarifie les responsabilités respectives du BCeCo et de l’ANSER, ainsi que les modalités précises de leur collaboration dans le projet de construction de la centrale hydroélectrique (10MW ) des chutes Mbombo, dans la province du Kasaï Central. Ledit projet, qui revêt d’une importance stratégique, bénéfi- ciera de l’expertise combinée de ces deux entités, lui garantissant une mise en œuvre efficace et une réussite durable. En qualité de Maître d’Œuvre, l’ANSER apportera son expérience approfondie en matière de coordination tech- nique et de faisabilité, contribuant ainsi de manière significative à l’atteinte des objectifs ambitieux fixés pour ce projet d’envergure. Quant au BCeCo, il jouera le rôle de Maître d’Ouvrage Délégué en mettant en œuvre son savoir-faire avéré en gestion de projets complexes et en passation de marchés transparente. Les responsables des deux institutions ont exprimé leur enthousiasme face à cette collaboration. Ils ont souligné l’importance de ce partenariat pour sa contribution à la réalisation des objectifs nationaux de développement durable, notamment en ce qui concerne l’accès universel à une énergie propre et abordable, ainsi que l’améliora- tion des services énergétiques dans les zones rurales et périurbaines. Ce Protocole d’Accord marque une avancée significative dans les efforts conjoints visant à éclairer et à enrichir les communautés locales de la province du Kasaï Central à travers une électrification équitable et durable. Les deux entités sont déterminées à travailler de manière étroite et coordonnée pour réaliser ces objectifs et créer un avenir meilleur pour les populations rurales et périurbaines. Pour toute information complémentaire, veuillez contacter : Contact Presse ANSER : Direction Communication, Mobilisation et Partenariats soraziz@anser.gouv.cd+243 819 540 977 [...] Lire la suite…
12/08/2023L’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en Milieu Rural et Périurbain (ANSER) se distingue par son engagement indéfectible envers un avenir énergétique rayonnant. En tant que bras opérationnel du Gouvernement congolais en matière d’électrification rurale et périurbaine, l’ANSER a pris l’initiative, depuis 2021, de mettre en œuvre une série de projets d’éclairage public, apportant une lueur d’espoir et de progrès dans les communautés locales. Le chemin vers une électrification inclusive et durable a été amorcé par un projet pilote pionnier mené à Ndjili Brasserie en 2021, dans les périphéries de Kinshasa. Après une année d’observation attentive et d’évaluation minutieuse, l’ANSER a capitalisé sur les enseignements issus de cette expérience, jetant ainsi les bases d’une transformation énergétique ambitieuse. L’année 2022 a marqué une étape majeure avec l’extension réussie des projets d’éclairage public aux chefs-lieux des cinq provinces de l’espace Grand Équateur. De Gbadolite à Boende, en passant par Mbandaka, Gemena et Lisala, un réseau impressionnant de 50 km d’éclairage public alimenté par des lampadaires solaires a été déployé. Cette initiative audacieuse témoigne de la détermination de l’ANSER à éclairer non seulement les rues, mais aussi les perspectives de développement économique et social des communautés. Toujours à la même année, les localités de Bonga Yasa, Bwala Yulu et Ipamu ont bénéficié de l’éclairage public comme conséquence positive de l’électrification rapide et à moindre coût qu’expérimente l’ANSER sur le volet « accès à l’électricité » du Programme de Développement Local à la base de 145 territoires impulsé par le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Felix-Antoine TSHISEKEDI. En 2023, l’ANSER amorce une nouvelle phase en étendant ses projets d’éclairage public aux chefs-lieux des territoires, marquant ainsi une avancée significative dans la promotion de l’électrification nocturne et de ses avantages connexes sur la sécurité des passants et les activités commerciales. Ces projets intègrent une approche inclusive qui engage la main-d’œuvre locale dans la mise en place et la maintenance des installations, renforçant ainsi les compétences au cœur des communautés. L’ANSER se distingue par sa vision holistique et son engagement à créer un changement positif et durable dans le paysage énergétique de la République Démocratique du Congo. La liste exhaustive des projets d’éclairage public telle que reprise ci-dessous et menés par l’ANSER illustre son engagement envers l’amélioration de la vie quotidienne des citoyens. Chaque projet est une étape vers un avenir énergétique radieux, et il appartient désormais aux communautés locales de s’approprier ces initiatives pour une transformation durable. ▶️Retrouvez la vidéo sur l’impact de l’éclairage public en cliquant ici : [...] Lire la suite…
03/08/2023Au terme de deux premières années de son opérationnalisation marquées par l’élaboration de sa feuille de route, son déploiement à travers ses 6 Pools, la production des Plans Locaux d’Electrification d’où est tiré son Plan d’Investissements Prioritaires (PIP), de même que l’exécution de quelques projets pilotes d’électrification, l’ANSER sort, en cette année 2023, de sa préhistoire avec la mise en œuvre effective du chantier de l’électrification rurale de la RDC à travers des projets concrets financés par l’Etat Congolais. En effet, l’année 2022 a constitué une période charnière consacrée au lancement des projets pilotes ayant pour but de tester la demande de l’électricité en milieux rural et périurbain. Il s’agissait également d’évaluer les défis logistiques pour atteindre ces zones enclavées et la solvabilité du marché rural. Pour ce faire, l’ANSER a réalisé des projets pilotes d’éclairage public à Ndjili-brasseries dans la périphérie de Kinshasa, dans les chefs-lieux de 5 provinces de l’espace Grand-Equateur et des projets pilotes d’électrification des villages entiers à l’instar de la Mission Catholique d’Ipamu dans le territoire d’Idiofa, de la Mission Catholique de Bonga Yasa, la commune rurale de Bwala Yulu dans le territoire de Masi-Manimba et de Kilembe, à environ 700 Km de Kinshasa. Sans omettre la phase pilote du Fonds Mwinda qui a desservi environ 3000 ménages avec des solutions solaires sur le flanc Est et Sud du pays. À mi-parcours de l’année 2022, alors que s’est réalisée la synthèse des leçons apprises de nos projets pilotes, sur financement propre du Gouvernement congolais, l’ANSER lance une vingtaine d’appels d’offres pour un lot de projets d’urgence de grande envergure tiré de son PIP au profit de l’électrification par soutirage et extension du réseau à Ndjili-brasseries, à Miabi partant de la centrale hydroélectrique de Movo et des localités de Luvongi-Katogota dans le faubourg de Walikale. Plus nombreux que le lot de projets d’extension de réseaux, le portefeuille de projets restants se rapporte à la construction de centrales solaires. Leurs emplacements sont à Poko, dans la province du Bas-Uele et sont plus largement dispersés à travers l’espace Grand Kasaï, plus précisément à : Lumumba-ville (Wembonyama, Dikungu) Mumpopa Kamonia Lubao Lusambo Ngandajika Mwene-Ditu (Musadi et site de la mairie) Le Fonds Mwinda refait surface, ici, avec son projet intermédiaire répandu sur 49 territoires et visant 25 000 menages. Les entreprises engagées dans la réalisation des ouvrages font preuve d’un courage absolu face au défi logistique lié à l’acheminement des équipements dans un contexte où les territoires bénéficiaires des projets sont enclavés et souffrent d’un déficit criant d’infrastructures routières. Dans leur planification, ces différents projets s’appuient sur les orientations stratégiques des Plans locaux d’Électrification produits par l’ANSER dans un document qui est révélateur de l’étendue du marché naissant de l’électrification rurale au Congo. Il présente, de façon détaillée : (i) les priorités du pays en termes d’électrification, (ii) les coûts d’investissements, (iii) les solutions disponibles et. (iv) leurs plans de mise en œuvre. En plus de cet arsenal d’orientations stratégiques sur la planification de ses projets, l’ANSER a dû privilégier le choix des projets avec des études disponibles, ceux avec impacts immédiats sur la population et pouvant répondre à la contrainte d’un chronogramme fixant leurs livraisons et inaugurations à décembre 2023. De façon plus décisive, les territoires, longtemps laissés pour compte, enclin à un grand marasme énergétique, ont été ciblés comme prioritaires. C’est notamment le cas des Espaces Grand Kasaï, Bandundu et Equateur. Fort de l’expérience de terrain acquise à travers ses projets pilotes et dans l’exécution en cours des projets d’urgence pour l’espace Grand Kasaï, l’ANSER se met en ordre de bataille pour apporter son expertise au volet électrification du Programme de Développement local des 145 territoires qui engrange autour de 480 projets d’électrification pour un budget de USD 150 millions. Le secteur privé, quant à lui, devra désormais considérer au nombre de ses segments d’intervention, celui relatif à la gestion et l’exploitation des ouvrages suivant les modalités de délégation des services publics. À l’aube de la libéralisation du secteur congolais de l’électrification, l’État congolais, à travers l’ANSER, mène la danse du ballet d’investissements avec la finalité évidente de passer le relais au secteur privé. [...] Lire la suite…
20/07/2023Située dans les zones rurales longeant la RN 1 sur son tronçon compris entre Kikwit et Tshikapa, à environ 700 Km de Kinshasa, la Mission catholique de KILEMBE vient d’accéder, depuis ce dimanche 09 juillet 2023, à l’électrification grâce à la centrale solaire de 62 kWc installée par l’Agence Nationale de l’Electrification et des Services Energétiques en milieux Rural et périurbain (ANSER en sigle). Cet évènement a coïncidé avec la célébration du centenaire de cette Mission catholique. A la différence d’autres localités rurales, KILEMBE a l’avantage d’être d’un accès facile en raison de sa localisation sur le bord de la route nationale allant vers Tshikapa, route asphaltée en très bon état. Mais tout comme les autres localités du Congo rural, KILEMBE a longtemps partagé cette caractéristique commune à toutes : absence d’accès à l’électricité couplée aux difficultés d’accès à l’eau. Agissant au nom du Gouvernement national, l’ANSER, dans son approche d’électrification rapide et à moindre coût tout en tenant compte des options techniques de ses Plans Locaux d’Electrification, a diligenté un projet d’électrification de cette Mission catholique comptant plus de mille habitants.  Cette couverture énergétique répondra au besoin des ménages en énergie électrique et servira de même à l’usage commercial, sanitaire (hôpitaux et maternité), administratif (écoles, internats et bureaux administratifs) et l’éclairage public. Outre la centrale solaire, une pompe solaire a été installée pour rendre possible l’adduction d’eau. En faveur de l’amélioration des services énergétiques, un moulin à manioc fait aussi partie des équipements installés. Monseigneur José Moko, évêque du diocèse d’Idiofa a exprimé toute sa gratitude à l’endroit du Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la constance dont il fait preuve dans la poursuite de l’implémentation de son agenda d’accès pour tous à l’électricité. Il n’a pas manqué de saluer le niveau élevé d’expertise et le leadership dont fait preuve la haute hiérarchie de l’ANSER. Considérant la vaste étendue que représente le Congo rural, il leur a adressé ses encouragements pour tous les efforts consentis pour la matérialisation de ce projet. Grâce à l’électrification de la Mission catholique de KILEMBE, un autre pas en avant a été accompli par l’ANSER dans son ambition d’électrifier le Congo rural. Les effets positifs et les retombées socio-économiques attendus ne tarderont certainement pas à se faire sentir dans cette région qui offre, désormais, un vaste éventail d’opportunités. [...] Lire la suite…
20/07/2023Kinshasa, le 29 juin 2023 – Sous l’égide du Ministère des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité et en partenariat avec la Global Energy Alliance for People and Planet (GEAPP), l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en Milieux Rural et Périurbain (ANSER) a organisé un atelier de trois jours sur la stimulation du marché de l’électricité en RDC pour le développement des zones rurales et périurbaines. Cette rencontre de haut niveau, d’envergure internationale, a rassemblé les différentes parties prenantes du secteur de l’électricité, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé et les acteurs politiques à Kinshasa, du 27 au 29 juin 2023, dans la salle Le Capitol de Kin Plaza by Rotana. Au cours de cet atelier, qui s’est déroulé sur trois jours consécutifs, des séances de présentations et de discussions entre experts et participants ont été organisées. Le premier jour, le gouvernement congolais, représenté non seulement par le Ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, Son Excellence Monsieur Olivier Mwenze Mukaleng, mais également par le Directeur Général de l’ANSER, Idesbald Chinamula, a présenté les récents progrès réalisés dans le secteur, notamment l’amélioration du cadre légal et règlementaire, l’achèvement de la Politique Nationale de l’Énergie, la Lettre de politique du secteur de l’électricité, ainsi que les investissements en cours impulsés par le gouvernement et les partenariats publics-privés (PPP), sans oublier les priorités sectorielles pour les années 2025-2030. La deuxième journée a été consacrée à des séances interactives entre le gouvernement, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers, abordant les modèles de collaboration pour soutenir les priorités d’électrification du gouvernement, la gestion des infrastructures énergétiques et le partage d’expériences des projets pilotes menés par l’ANSER. La demi-journée du 29 juin a, quant à elle, été axée sur la réflexion autour des opportunités du marché du carbone et d’autres sources de revenus pour l’électrification des milieux ruraux et périurbains. Ont participé à cet atelier les Ministres du Développement rural, du Plan et des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité (MRHE), un échantillon représentatif des gouverneurs provinciaux, plus de 100 représentants du secteur privé et des bailleurs de fonds, ainsi qu’une audience numérique d’environ 2000 participants en ligne (tous les canaux de diffusion en ligne combinés). Au cours de ces trois jours, les différents panels de discussion avaient pour objectifs principaux de : – démontrer que les efforts de l’État congolais, notamment à travers les projets de l’ANSER, portent leurs fruits et contribuent à rendre le marché de l’électricité plus attractif depuis sa libéralisation. Il est important de rappeler que la RDC dispose désormais d’un plan d’électrification décennal, prenant en compte les différentes zones géographiques, les différents usages de l’électricité, les différents segments du marché et les différentes technologies, – présenter le cadre de collaboration pour les partenariats publics-privés, – présenter la stratégie de mobilisation des PPP pour développer et cofinancer les projets de mini-réseaux dans les zones rurales et périurbaines non couvertes par les investissements publics directs, – discuter des mécanismes de subventions basés sur les résultats pour accélérer la participation du secteur privé dans le secteur de l’électricité, – échanger sur les enjeux légaux et règlementaires du secteur et les opportunités de collaboration entre le gouvernement, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers. À l’issue de cet atelier, plusieurs recommandations ont été adressées au gouvernement congolais et à l’ANSER, notamment la mise en place d’un cadre permanent d’échanges pour coordonner les efforts des bailleurs de fonds impliqués dans la mise en œuvre du plan d’électrification, dans lequel le secteur privé joue un rôle essentiel. Les discours et les présentations sont accessibles au public via les canaux de communication de l’ANSER, notamment son site web : www.anser.gouv.cd. Pour plus d’informations, veuillez contacter la Direction de Communication et Mobilisation des Partenariats de l’ANSER au +243 819 540 977 ou visiter le site web www.anser.gouv.cd *La Global Energy Alliance for People and Planet (GEAPP) est une plateforme qui réunit plusieurs acteurs gouvernementaux et bailleurs de fonds pour réduire la fragmentation du secteur des énergies renouvelables dans les économies émergentes. Elle joue un rôle de coordination pour favoriser l’adoption et l’ampleur des données, de la technologie et de l’innovation financière qui accélèrent les transformations énergétiques. [...] Lire la suite…
27/05/2023Les récents progrès engrangés dans le secteur énergétique de la République Démocratique du Congo semblent beaucoup en dire sur la nouvelle stratégie gouvernementale, celle qui vise à promouvoir son secteur de l’électricité et plus globalement, tout son potentiel énergétique pour rendre effectif l’essor de son marché. Ces manœuvres sont d’autant plus importantes que le développement du secteur minier et des zones économiques, la préservation et l’atténuation de la pression exercée sur la forêt équatoriale, ainsi que l’essor des économies locales dans la perspective du Programme de Développement Local des 145 territoires, nécessiteront et dépendront critiquement de la disponibilité de l’énergie. Paradoxalement, le faible taux d’accès à l’électricité qui a longtemps caractérisé la RDC fait potentiellement d’elle un des larges marchés émergents de l’électricité en Afrique. C’est notamment par le truchement de la libéralisation du secteur de l’électricité que le Congo entend s’ériger en un vaste marché où les opérateurs énergétiques de tout acabit sont d’ores et déjà conviés à déployer leurs investissements. Un secteur restructuré et en ordre de bataille… Pour assurer le maximum de chances à sa réussite, la libéralisation du secteur congolais de l’électricité s’est vue soutenue par des mesures d’accompagnement ayant occasionné la naissance de deux nouvelles institutions dans l’écosystème institutionnel du secteur de l’électricité, à savoir : l’Autorité de Régulation du secteur de l’Electricité (ARE) et l’Agence Nationale de l’Electrification et des Services Energétiques en milieux Rural et périurbain (ANSER). La première a été mandatée pour réguler la compétition consécutive à la libéralisation, la seconde pour l’encadrement technique et la mobilisation des investissements, ainsi que pour l’électrification effective des milieux ruraux et périurbain. L’opérationnalisation de ces deux structures portent déjà leurs fruits. Alors que l’ARE parvient déjà à attribuer des concessions aux opérateurs donnant lieu aux nouveaux investissements dans le secteur, l’ANSER, pour sa part, a pu produire les Plans Locaux d’Electrification, un document stratégique élaboré suivant l’approche de 145 territoires pour l’encadrement des investissements dans les milieux rural et périurbain. Il est révélateur de l’étendue du marché naissant de l’électrification rurale au Congo. De plus, à l’aube de la libéralisation du secteur de l’électricité, un nouveau cadre réglementaire a vu le jour. Il a l’avantage d’avoir clarifié avec une précision chirurgicale les responsabilités sectorielles de chacune des parties prenantes. Et, pour mieux encadrer le secteur, en 2022, le pays s’est doté d’une Politique Nationale de l’Energie couvrant les hydrocarbures, la biomasse, les énergies renouvelables et l’hydroélectricité. La publication de la Politique Nationale de l’Energie s’est vite vue complétée par la Lettre de Politique du Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité qui table, entre autres, sur la promotion des investissements du secteur privé, les solutions renouvelables décentralisées, le développement du potentiel en hydrogène vert de la RDC et la production du matériel électrique en RDC. Tout cet arsenal réglementaire renforce la viabilité du secteur tout en diversifiant les segments d’investissements dans ce dernier. Association Congolaises des Energies Renouvelables et Décentralisées s’agrandit et se diversifie Le nombre croissant d’adhésion à l’Association Congolaises des Energies Renouvelables et Décentralisées fournit un élément de plus certifiant de l’entrée de nouvels opérateurs énergétiques dans le marché énergétique congolais. Alors qu’en 2021, elle ne comptait que 21 entreprises – membres, elles sont passées à 41 au premier semestre 2023. Elles sont désormais classées suivant leurs segments du marché en trois catégories : cuisson propre, solaire et mini-hydroéléctricité. Comptant parmi ses membres, ALTECH est parmi les premiers investissements locaux dans le secteur congolais de l’électricité depuis sa libéralisation. Son activité, dirait-on, prend de l’ampleur au fur et à mesure que la libéralisation consolide ses assises. Pour preuve, ALTECH a été classée quatrième à l’échelle africaine des entreprises à forte croissance dans le secteur énergétique. Qu’ALTECH soit une entreprise congolaise réalisant une croissance rapide dans le contexte de la récente libéralisation du secteur congolais de l’énergie constitue une évidence probante que notre pays, la RDC, est un marché prometteur au cœur de l’Afrique. Mise en œuvre d’un fonds de subsides, Fonds Mwinda L’ANSER est à l’origine du Fonds Mwinda, un fonds de subsides basé sur les résultats, destiné à doper le pouvoir d’achat des ménages ruraux et intervenir à travers différents mécanismes de « de–risking » en faveur des entreprises investissant dans ces milieux réputés « à risque » pour les investissements. Créé pour servir de levier à l’accélération de l’électrification rurale, le Fonds Mwinda pourvoit des subventions aux ménages défavorisés de l’arrière-pays et contribue à viabiliser la demande pour inciter plus d’investissements privés (stimulation à la fois de l’offre et la demande sur le marché). Après sa phase pilote qui a connu le branchement de 3.000 ménages, le Fonds Mwinda, en 2022, a entamé sa phase intermédiaire qui vise la connexion de plus de 25.294 ménages dans 49 territoires, soient approximativement 23.244 ménages devraient être électrifiés par la technologie Solar Home System (SHS) et 2.050 par la technologie des mini-réseaux. Des investissements toujours croissants pour un marché en pleine expansion…. En 2022, ce n’est pas moins de vingt appels d’offre qu’a lancé l’ANSER, au nom du Gouvernement Congolais. Cela augure incontestablement le retour, sur le devant de la scène, du Gouvernement en matière d’investissements dans le secteur de l’électricité. Ce grand ballet d’investissements ira crescendo, selon les projections du Gouvernement dans le Programme de Développement Local des 145 territoires. Avec une population estimée actuellement à plus de 100 millions d’habitants et des perspectives économiques de la Banque Mondiale la classant dixième  économie du continent, la RDC s’est lancée dans le vaste chantier de la diversification de son économie avec notamment la création des zones économiques, un programme de développement d’infrastructures visant ses 145 territoires et une volonté ferme de promotion d’investissements qui a même vu son agennce nationale de promotion d’investissement (ANAPI) être compté parmi les meilleures de l’Afrique. [...] Lire la suite…
17/04/2023Pour le compte de sa phase intermédiaire visant 49 territoires à desservir avec des projets d’accès à l’électricité et aux services énergétiques, le Fonds Mwinda, fonds de subsides aux ménages basés sur les résultats (RBF), via un contrat signé avec le Groupement Bboxx & Go-Shop, va subventionner, au nom de l’Etat Congolais, le branchement des ménages au mini-réseau solaire dans le quartier B à Bagira dans la périphérie de Bukavu au Sud-Kivu. Pour rappel, le Fonds Mwinda est un fond destiné aux ménages défavorisés et incapables d’accéder aux services énergétiques en raison de leur faible pouvoir d’achat. Ces ménages se retrouvent, généralement, dans les milieux rural et périurbain qui s’avèrent être des segments peu attractifs et risqués pour les opérateurs énergétiques à cause du faible pouvoir d’achat de leurs résidents. Après des études sur le gap entre le coût effectif de branchement au réseau électrique fixé par les opérateurs et le pouvoir réel d’achat détenu par les ménages, l’Etat Congolais intervient pour prendre en charge une partie du coût de branchement en pourvoyant à une subvention aux  ménages qui, du reste, payent la différence. On retrouve à Bagira, le quartier B qui vit essentiellement de l’agriculture, en dépit de la détérioration du sol et de l’élevage, malgré des pâturages de plus en plus amputés par un parc immobilier grandissant au même rythme que l’explosion démographique de la ville. L’accès inexistant aux services énergétiques et aux réseaux de télécommunication constitue un autre trait caractéristique de Bagira. On sait imaginer sans trop de peine le handicap que cause la précarité énergétique sur les activités économiques et les conditions de vie des résidents de cette commune. Cependant, en juillet 2022, le Groupement Bboxx & Goshop a lancé un projet d’installation d’un mini-réseau solaire pour l’alimentation de l’antenne de la société de communication ORANGE. Considérant le surplus de la production énergétique issue de cette installation, l’Etat Congolais, au travers de l’ANSER (Fonds Mwinda), a signé un contrat de subvention avec le Groupement Bboxx & Goshop pour les branchements d’environ 600 ménages au pouvoir d’achat faible au mini-réseau installé. À travers cette subvention, ANSER fait jouer au Fonds Mwinda son rôle d’accélérateur de l’accès à l’électricité aux ménages ruraux et périurbains. A Bagira, l’expérience de la subvention Fonds Mwinda a ému les cœurs et les âmes de nos compatriotes pour qui la volonté du Gouvernement à faire advenir un nouveau jour sur leur quotidien, s’est traduite en une action très virile et à impacts réels sur l’éclosion de leurs activités économiques, leur sécurité et bien-être. [...] Lire la suite…
22/03/2023Représentée par son Directeur Général Adjoint, Cyprien Musimar Ndele, l’Agence Nationale de l’Electrification et des Services Energétiques en milieux Rural et périurbain a signé, ce vendredi 17 mars 2023, un protocole d’accord avec l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP), représenté par Directeur Général Godefroy Tshimanga Mutuabo. Ledit protocole d’accord porte sur la sensibilisation sur l’efficacité énergétique et la formation de la population  dans le cadre du PDL-145T. Le processus complexe de l’éveil de notre pays au progrès multisectoriel, à partir de sa base territoriale suivant les intentions du Programme de Développement Local-145 T, requiert impérativement des synergies et des actions concertées entre institutions pour conférer à nos actions particulières la complémentarité et une plus grande efficacité. De par son rôle à jouer dans l’exécution du volet énergétique du PDL-145 T, l’ANSER endosse la responsabilité de faire accéder les masses rurales de nos populations aux sources d’énergie fiables, respectueuses de l’environnement et à bon coût. Les différentes technologies impliquées dans nos projets requièrent une main d’œuvre spécialisée que seul l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP en sigle) sait pourvoir sur toute l’étendue du pays où nos projets seront déployés. Voilà donc exprimé en  peu de mot le sens et la portée du partenariat combien stratégique qui voit le jour entre nos deux institutions à travers ce protocole d’accord. Convaincue que l’accès à la connaissance à travers les formations que dispense l’INPP est une des clés à l’explosion des économies locales dans l’arrière-pays, l’ANSER réaffirme son engagement à répondre au défi de la pérennisation des investissements énergétiques issus du PDL-145 T à travers la capacitation des communautés locales. A noter qu’il a été salué la clairvoyance commune des leaderships respectifs de ces deux institutions qui, dans l’exercice de leur mandat spécifique, font preuve d’originalité d’approche pour créer non seulement les conditions nécessaires à l’éclosion du développement mais surtout à sa pérennisation. [...] Lire la suite…
22/03/2023Kinshasa, le samedi 18 mars 2023 – Au Silikin Village, la coordination du Pool Grand Équateur de l’Agence Nationale de l’électrification et des Services Énergétiques en milieux Rural et péri-urbain (ANSER en sigle) s’est entretenue avec la notabilité de l’espace Grand Equateur. 4 sur 5 Gouverneurs, plus de 25 députés et sénateurs, toutes tendances politiques confondues, société civile et autres notabilités, tous réunis aux côtés de l’ANSER, pour faire de l’accès à l’électricité une cause commune pour cette partie du pays. Véritable aubaine, cette rencontre a permis à l’ANSER de dialoguer avec les représentants du peuple sur une de ses préoccupations majeures, à savoir l’accès à l’électricité. En effet, le Pool Grand Équateur de l’ANSER compte 5 provinces (Mongala, Équateur, Tshuapa, Sud-Ubangi et Nord-Ubangi) qui, malheureusement, sont parmi les coins les moins desservis en électricité du pays. Saisissant cette opportunité, l’ANSER a présenté, de façon détaillée, son portefeuille de projets matures destinés à l’amélioration rapide de l’accès à l’énergie dans lesdites provinces. A l’heure actuelle, l’unique obstacle à la mise en œuvre des projets énumérés demeure l’absence de financement. L’appui des représentants du peuple de l’espace Grand Équateur et sa notabilité est donc indispensable. Ils viennent de cette manière soutenir les efforts de l’ANSER, dont une des responsabilités est la mobilisation de fonds au profit de l’électrification rurale. Pour la réalisation de ses projets dans le Grand Équateur, l’ANSER a besoin d’une enveloppe de 18.9 millions USD pour un total de 10 projets à mettre en œuvre, parmi lesquels on compte la construction et la réhabilitation d’une centrale hydroélectrique et la construction de 8 centrales solaires. La rencontre s’est tenue dans un climat de grande convivialité, couronnée par la détermination unanime des participants à faire avancer l’agenda de l’électrification, moteur de l’éclosion des économies locales. [...] Lire la suite…
22/03/2023Kinshasa, Lundi 20 mars 2023 – L’Agence Nationale de l’électrification et des Services énergétiques en milieux Rural et périurbain (ANSER en sigle), représentée par son Directeur Général Idesbald CHINAMULA, a signé avec le diocèse d’Idiofa, représenté par son Evêque Mgr José Moko Ekanga, un protocole d’accord en lien avec le domaine énergétique qui s’étendra sur tout le territoire d’Idiofa. Le diocèse d’Idiofa détient un grand patrimoine d’ouvrages de production énergétique, notamment des centrales hydroélectriques, qui malheureusement, sont soit à l’arrêt, nécessitant des travaux de réhabilitation ou soit, fonctionnant au plus bas de leur capacité. A travers le protocole d’accord signé, l’ANSER s’appuiera sur ce patrimoine et les différentes initiatives du diocèse d’Idiofa pour implémenter de son côté le mandat qu’elle détient pour l’électrification du Congo profond. Cette collaboration tombe à propos d’autant plus que l’ANSER a récemment réalisé un projet d’électrification dans le doyenné d’Ipamu. La gestion dudit projet, par exemple, exigeait la mise en place d’un cadre de collaboration entre l’ANSER et le diocèse d’Idiofa. Aussi la présente collaboration, portera-t-elle sur : La construction de minicentrales hydroélectriques sur des sites présentés par le diocèse et pour lesquels des études de préfaisabilité ou de faisabilité doivent être réalisées dans un délai de 3 à 6 mois ;  La mise en œuvre des projets de minicentrales solaires sur les sites identifiés par l’ANSER ; La réhabilitation et la modernisation des centrales existantes ; Les travaux d’extension de la puissance de ces centrales ; La mobilisation des financements pour l’adaptation de toutes ces centrales aux standards en vigueur ; La mise en place d’un modèle d’affaires susceptible d’être financé, ce qui favorisera la pérennisation de ces centrales. Grâce à ce partenariat, l’ANSER peut désormais procéder au lancement des Appels d’offres pour le recrutement des opérateurs qui réaliseront les travaux de construction de centrales solaires et hydroélectriques. Il en sera de même avec les opérateurs qui seront chargés d’en assurer la maintenance et l’exploitation. [...] Lire la suite…
27/01/2023Dans le souci de promouvoir et de consolider la confiance entre le secteur public et privé, l’ANSER s’est entourée ce jeudi 26 janvier 2023, dans l’enceinte de la concession du Texaf au Silikin Village, des acteurs du secteur privé œuvrant dans le domaine de l’électrification pour l’évaluation de son partenariat avec eux en lien spécifiquement avec ses dossiers récents d’appels d’offre relatif au programme d’urgence d’électrification de l’espace Grand Kasaï et le Fonds Mwinda. Il est à noter qu’à ce jour, avec l’encadrement technique de la Direction Générale de Contrôle des Marchés Publics (DGCMP), l’ANSER a déjà mené avec succès deux processus majeurs de passation des marchés. Le premier a porté sur l’administration des subsides aux bénéficiaires finaux à travers le Fonds Mwinda, tandis que le second s’est attelé sur la sélection des entreprises pour l’établissement des mini réseaux dans la région du Kasaï (bien que cela s’étend au-delà du Kasaï). Sur un total de 31 marchés, 161 offres ont été réceptionnées. Si, de façon générale, ces processus ont occasionné un engouement sans précédent dans le secteur de la part des acteurs privés, plusieurs offres ont, cependant, été invalidées faute de conformité administrative (soit 59%) alors que 25% présentaient des coûts disproportionnellement élevés par rapport aux évaluations internes. Les parties ont reconnu que, avec la libéralisation, ce type de marchés visant à assurer l’électrification rurale et périurbaine est jeune mais le secteur privé l’est aussi dans le contexte de la RDC. Ces deux facteurs conjugués sont suffisants pour justifier le nombre important des soumissions rejetées. Tirant les leçons des faiblesses constatées de part et d’autre, les parties ont convenu à des actions conjuguées. Les pouvoirs publics (ANSER et DGCMP) devraient s’investir à faciliter les processus administratifs, tandis que les banques pour ce qui est des différentes garanties exigées. A son tour, le secteur privé devrait se mettre au diapason des enjeux en fournissant des offres adéquates. Cette rencontre a été très franche et dynamique. Elle a duré 3 heures dont une de présentation et deux de débat. Avec cet exercice, l’ANSER espère que le prochain cycle des appels d’offres sera davantage fructueux que celui en cours. [...] Lire la suite…
27/12/2022Au cours de la cérémonie d’inauguration de ses bureaux à Mbandaka, l’ANSER présente son portefeuille de projets actuels et à venir pour l’espace Grand Kasaï. Désormais présente dans l’espace Grand Équateur, l’ANSER a dévoilé son portefeuille de projets d’Investissements Prioritaires (PIP) pour son Pool Grand Équateur, soit un total de 11 projets, à inscrire dans le volet électrification du Programme de Développement Local-145 territoires. Prenant appui sur l’approche décentralisée, ce portefeuille de projets fait appel à la petite hydroélectricité (centrales hydroélectriques à construire et à réhabiliter) et aux centrales solaires à installer. Pour un total de bénéficiaires estimés à 77 250, ce portefeuille énergétique concerne le Nord-Ubangi, le Sud-Ubangi, la Tshuapa, l’Équateur et la Mongala. Cette présentation s’est effectuée en marge de la cérémonie d’inauguration du bureau de son Pool Grand Équateur. Ce déploiement dans l’espace Grand Équateur offre à l’ANSER la possibilité d’apporter son expertise technique aux autorités locales de 5 provinces que comporte ce pool, en rapport avec les questions d’électrification et de réaliser en leur faveur des projets énergétiques pour l’éclosion des économies locales. Ainsi, les gouverneurs de provinces et autres autorités politico-administratives de niveau aussi bien national que local, présents en ce jour à la cérémonie d’inauguration du bureau de l’ANSER à Mbandaka, se sont fait une idée claire des projets d’électrification se rattachant à leurs entités. Dans l’espace Grand Équateur, ANSER est désormais en ordre de bataille pour promouvoir l’accès à l’énergie pour tous qui est la vision chère au Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi. Notons qu’en ce mois de décembre, l’ANSER a déjà réalisé son premier projet qui est celui d’éclairage public dans les chefs-lieux des 5 provinces de l’espace Grand Équateur. Il s’agit, dans cette première phase, de Gbadolite, Mbandaka, Gemena, Lisala et Boende pour un total de 50 km d’éclairage public à pourvoir avec des lampadaires solaires. En 2023, le projet sera étendu aux chefs-lieux des territoires. Ce projet vise l’éclairage nocturne et ses effets induits sur la sécurité, la prolongation tard dans la nuit des activités culturelles et génératrices des revenus ainsi qu’une économie de l’énergie actuellement produite par la SNEL au profit des ménages et des PMEs. Il sied de savoir que, dans son implémentation, une des spécificités de ce projet réside dans son recours à la main d’œuvre locale formée à la mise en place et à la maintenance des équipements. [...] Lire la suite…
09/12/2022Lancée le 6 septembre 2022, la phase 1 de collaboration du projet Nexus Nature – Paix dans l’Est de la RDC, financé par le PNUD et mis en œuvre par l’ANSER, prend fin ce 7 décembre 2022. Cette phase du projet s’est clôturée par une conférence-débat de haut niveau sous le thème « l’énergie comme facteur de consolidation de la paix et moteur de relance économique dans les zones post-conflit ». Pour cette première phase, la collaboration qui s’est penchée sur les solutions pour l’amélioration des conditions de vie des populations Congolaises vivant autour des aires protégées de la RDC de l’est de la RDC a réuni trois grandes composantes majeures touchant directement aux programmes d’urgence aussi bien du PNUD que du gouvernement de la RDC, à savoir (1) la consolidation d’une paix durable dans les zones cibles, (2) la relance de l’économie locale dans les zones post conflit et (3) la protection de la nature. La phase 1 de ce projet, qui prend fin aujourd’hui, consiste à analyser le contexte, renforcer les capacités des parties prenantes et proposer une réponse programmatique ayant l’énergie au centre de sa stratégie. Le projet a permis aux deux partenaires de : Produire une étude sur la dynamique des conflits, de son impact économique dans les zones post conflit et la proposition d’une réponse programmatique (dont un projet bancable et 3 projets en cours de finalisation) ; Renforcer les capacités des agents de l’ANSER à travers une formation et un échange d’expériences avec l’Agence Sénégalaise de l’Électrification Rurale ; Le renforcement des capacités des Operateurs des Services Énergétiques et des coordinateurs des pools ANSER a été reporté à une date ultérieure suite au contexte sécuritaire dégradé dans la ville de Goma. Une possible relocalisation de l’atelier à Kinshasa est envisagée sur :L’efficacité énergétiqueLes modèles économiquesLa législation énergétique Échange d’expériences entre différents pools. Après évaluation des solutions proposées, il est possible pour le PNUD et l’ANSER d’amorcer une 2e phase qui consistera en une levée des fonds et la mise en œuvre des projets bancables proposés et justifiés par l’étude. Celle-ci réunira le secteur public, privé ainsi que la population pour un 4P gagnant. Pour toute questions relatives à cet évènement, merci d’adresser vos questions à Mme Soraya Aziz Souleymane (Directrice de Communication et Mobilisation des Partenariats/ANSER). [...] Lire la suite…
01/12/2022En République Démocratique du Congo, c’est la constitution de 2006 augurant la IIIème République qui a consacré la décentralisation comme système institutionnel où les régions se voient attribuer un rôle pivot dans l’administration du territoire. De l’avis de Larisa Stanciu, avec cette approche de gouvernance, « le pouvoir descend du piédestal lointain, inaccessible et centralisé et prend la forme d’une fora de dialogue local ». L’Agence Nationale de l’Electrification et des Services Energétiques en milieux Rural et péri-urbain greffe sa stratégie globale de l’électrification de la RDC sur cette structure gouvernementale qui privilégie la mise en place des institutions proches des citoyens et susceptibles de répondre au mieux à leurs besoins et préoccupations. ANSER est, aujourd’hui, confortée dans son approche d’autant plus que le récent Programme de Développement Local initié par le Président de la République fait des territoires et provinces l’épicentre du développement. Sur terrain, ANSER subdivise notre large territoire national en 6 Pools à électrifier : Pool Grand Oriental, Pool Grand Equateur, Pool Grand Est, Pool Grand Kasaï, Pool Grand Ouest et Pool Grand Katanga. Chaque pool est un conglomérat de 4 à 6 provinces sous la supervision d’un coordonnateur. Ceux-ci concrétisent l’ancrage local de l’ANSER et chaque coordonnateur de Pool veille à la collecte des données au niveau local, à la planification de l’électrification au niveau local et au soutien technique à apporter aux gouverneurs dans l’élaboration des cahiers de charges relatifs aux différents projets d’électrification, contrôle qualité et la mise en place des modèles économiques. C’est dire qu’il se comporte en courroi de transmission des besoins locaux au niveau national dont il finit par refléter les options au niveau local. La répartition des Pools, loin d’être hasardeuse, tient compte de certaines spécificités régionales comme les réalités socio-économiques et certains traits culturels. Ce regroupement, est, d’ailleurs, déjà d’usage chez certains opérateurs du secteur énergétique, d’autres acteurs de développement comme le PNUD et même dans des structures gouvernementales à l’instar du Ministère de l’Industrie qui y recourt pour sa répartition des Zones Economiques Spéciales. S’agissant des caractéristiques communes aux provinces ainsi regroupées en Pool, par exemple, les provinces du Pool Grand Oriental tout comme celles du Pool Equateur ont la particularité de présenter un gros potentiel agricole, touristique et d’être le foyer des enjeux climatiques avec notamment le centre de recherche de Yangambi. Le Pool Equateur est aussi singulièrement marqué par les difficultés d’accès et une économie fort dépendante du traffic fluvial, pauvre couverture énergétique et d’abondante culture du café. Le Pool Est, pour sa part, est d’une très grande particularité par le fait que la matérialisation de la libéralisation du secteur énergétique y est bien concrète par l’existence du premier marché de l’électricité du pays avec plusieurs opérateurs opérationnels. L’entreprenariat y est très avancé avec beaucoup d’ONG et un grand activisme de la FEC à noter. Le Pool Grand Katanga connaît une intense activité minière très énergivore généralement au détriment des populations rurales livrées à la précarité énergétique. Avec une population détenant un grand pouvoir d’achat, le Pool Grand Kasaï héberge beaucoup d’infrastructures énergétiques en construction ou en arrêt nécessitant des réhabilitations. En dernier lieu, le Pool Grand Ouest qui comprend la couronne périurbaine de la ville de Kinshasa, présente un grand potentiel d’extension du réseau national. L’usage élargi des cuissons propres y est aussi à promouvoir. En un peu moins de deux ans après son opérationnalisation, ANSER a réussi le pari de la décentralisation en se déployant sur toute l’étendue du territoire national à travers ses six Pools. Ce processus s’est opéré en faveur d’un rapprochement avec les entités locales à qui elle apporte désormais son appui technique via le coordonnateur et au profit de qui elle initie des projets. Cette décentralisation a, par exemple, énormément favorisé la collecte de données ayant rendu possible la production des Plans Locaux d’Electrification-145 territoires.   Par ailleurs, cette approche décentralisée se couple à merveille avec le recourt aux solutions énergétiques décentralisées qui sont de production d’énergie à petite échelle située à l’emplacement de la demande ou à proximité. De la sorte, même sans connexion au réseau national, les provinces savent bâtir leur autonomie énergétique nécessaire à leur éclosion socio-économique. Pour tout dire, ANSER compte 6 coordonnateurs. Ils ont été récemment notifiés de leur recrutement après avoir franchi les différents seuils d’un laborieux processus de recrutement conduit par une firme spécialisée. Ces derniers ont, à leur actif, rendu possible l’ouverture de nos bureaux provinciaux, établi des synergies avec les gouverneurs des provinces et autres parties prenantes du secteur énergétique au niveau provincial mais plus crucialement ils ont parcouru chacun les territoires de leurs Pools afin de produire des Programmes d’Investissements Prioritaires 2022-2025. [...] Lire la suite…
18/10/2022Comment couvrir les besoins énergétiques des populations enclavées, pauvres et celles vivant dans les zones à conflits ? En plein dans le Congo profond, nous sommes à Basankusu, pays de Ngombe, vaste territoire enclavé, en pleine foret Équatorial qu’on ne découvre qu’au péril de sa vie dans des embarcations de fortune sur le majestueux fleuve Congo. Ici, on côtoie au quotidien le fleuve et la forêt jusque dans leurs méandres insoupçonnés pour y prélever, sans en abuser, tout ce dont on a besoin pour sa survie. Mais à la tombée du jour, on peine à distinguer sur le sol ferme son ombre tant l’obscurité est épaisse et l’électricité absente. De Basankusu à Bunagana en passant par Kwamouth, la problématique de l’accès à l’électricité s‘accouple soit à l’extrême pauvreté, à l’enclavement ou soit encore aux conflits. Une réalité, à quelques différences près, commune à tous nos 145 territoires. Un peu partout dans l’arrière-pays, à l’image de Basankusu, de vastes zones propices à la production à grande échelle des cultures pérennes telles que l’huile de palme, le café, le cacao, restent englouties dans le sous-développement en raison de l’absence d’opérateurs énergétiques, du faible pouvoir d’achat des ménages et de l’inadéquation des stratégies de développement utilisées. Heureusement, observe-t-on, huit ans après la libéralisation du secteur congolais de l’électricité, la résolution de l’équation de l’accès universel à l’électricité semble de plus en plus se dénouer avec des signaux des progrès indéniables. La pénurie énergétique quasi permanente et générale fait progressivement place aux ilots de lumières. Car, désormais, au Congo, des villages lointains, font l’expérience de la lumière et de la transformation de leurs tissus économiques. Ce franc succès quoiqu’encore timide, résulte de l’ANSER (Agence Nationale de l’Electrification et des Services Energétiques en milieux Rural et péri-urbain et de l’ARE (Autorité de Régulation du Secteur de l’Electricité) dont l’opérationnalisation, deux ans après, semble avoir joué en faveur d’une nouvelle dynamique dans la question de l’accès à l’électricité des communautés rurales et des couronnes péri-urbaines des villes. C’est dans ce cadre que la RDC a été invitée à participer à un panel de haut niveau afin de contribuer à la redéfinition d’une stratégie d’approche pour « Accélérer l’Accès à l’Energie pour les Pauvres en Afrique au Milieu de Crises Multiples ». Dans les lignes qui suivent, est dépeint un succinct état de lieu des avancées enregistrées dans le secteur avec exposé des préalables à observer pour un accès accéléré des masses rurales à l’énergie. Des progrès déjà palpables mais encore insuffisants Trois mois passés, à Bonga Yasa, à Yasa et Bwala Yulu dans le territoire de Masimanimba, la vie s’organisait avec les fortes contraintes inhérentes au manque de l’électricité : un grand hôpital de référence de la place qui ne savait fonctionner à plein régime faute de l’énergie, absence des moulins, la carence en eau potable, des institutions scolaires et académiques handicapés, etc. Pourtant, il a fallu que l’ANSER y installe une série de micro centrales photovoltaïques pour corriger en un clin d’œil les défis auxquels cette population faisait face depuis des lustres. Une fois l’accès à l’électricité garantie, sa commercialisation au coût réel ouvre une autre boite à pandore tant la pauvreté ambiante fait vivre beaucoup avec moins de 2 USD par jour avec la possibilité de n’affecter que 5 USD mensuellement aux dépenses énergétiques. Par le truchement de l’ANSER, le Gouvernement de la RDC a fait montre d’audace et d’une volonté politique manifeste, comme jamais auparavant, au point d’être à la manœuvre comme l’instigateur du changement dans le secteur énergétique. La création suivie de la capitalisation du Fonds Mwinda, fonds de subside pour l’accélération de l’accès à l’énergie en milieux rural et périurbain en est une preuve. Ce fonds sait intervenir au profit des ménages des cités du territoire de Masimanimba susmentionnées pour doper leur pouvoir d’achat de l’électricité. En faveur de l’accès des communautés rurales aux solutions solaires, le Fonds Mwinda, dans sa phase de recherche a permis à environ 3 000 ménages d’en découdre avec la précarité énergétique. Dans sa phase intermédiaire pour laquelle les appels d’offres ont déjà été publiés et les opérateurs dument sélectionnés, ce n’est pas moins d’un demi-million d’individus qui accèderont à l’électricité dans le Congo profond. C’est dire que l’opérationnalisation de l’ANSER au titre des mesures d’accompagnement de la libéralisation du secteur de l’électricité a donné des ailes à la volonté de l’Etat Congolais de résorber la question de l’accès des communautés rurales à l’électricité. S’agissant de la planification de ladite électrification rurale, un recueil de Plans Locaux d’Electrification est désormais disponible, de même qu’un Programme d’Intervention Prioritaires regroupant des projets matures. Pour illustrer davantage le niveau inédit d’implication de l’Etat Congolais, l’ANSER s’est vu doter des moyens conséquents pour réaliser des projets d’urgence d’électrification rurale voyant au passage son budget passer d’à peine quelques milliers de USD à des millions. A l’heure actuelle, la volonté politique requise pour le changement de narratif dans le secteur de l’électricité est bel et bien là. Et il s’ensuit déjà quelques progrès mais aux vues de l’immensité du pays et de la complexité du défi, notre réponse devrait s’avérer plus stratégique et concertée avec toutes les parties prenantes et partenaires techniques et financiers de l’écosystème énergétique. Une coupe d’obstacles à l’électrification rurale à vider : les desiderata du secteur privé Comme nation, les lacunes enregistrées dans la promotion des investissements en faveur d’un accès élargi à l’électricité produisent des effets d’entrainement négatif dans l’atteinte de plusieurs autres Objectifs du Développement Durable (ODD). Le groupe de la Banque Mondiale et du Fonds Mondial International ont placé cette question au cœur de leur rencontre annuelle de 2022 tenue du 10 au 15 octobre à Washington DC. Au cours des échanges, le secteur privé a mis en évidence les nombreux défis rencontrés sur terrain pour atteindre les plus pauvres des pauvres. Parmi ces défis : (1) L’augmentation des prix de composantes de base pour les solutions solaires depuis la survenance de la pandémie a Covid-19 et les mesures drastiques prises par la Chine ; (2) L’enclavement de ces zones rendant les coûts logistiques plus lourds et donc les prix de vente plus chers ; (3) La pauvreté de la population concernée rendant ainsi leurs demandes non solvables et les niveaux des risques très élevés ;  (4) Des réglementations parfois trop contraignantes difficiles d’attirer le secteur privé ;  (5) Le faible niveau d’aides financières de la part de différents partenaires au développement pour aider à réduire les niveaux des risques encourus par la desserte des zones rurales pauvres et enclavées ainsi que celles en proie à des conflits de diverses natures. Ce sont là autant d’obstacles identifiés qu’il faille lever en guise des préalables à une véritable accélération de l’accès à l’énergie au Congo tout comme en Afrique. Des préalables à l’accélération et au passage à grande échelle de l’électrification des milieux rural et péri-urbain Forte de son expérience de terrain et après avoir capté les desideratas du secteur privé, l’ANSER, lors de son intervention au 2022 annual meeting des institutions de Breton Woods, a établi son diagnostic et étalé des éléments constitutifs des préalables à observer pour une effective accélération de l’électrification rurale du Congo dans le contexte libéralisé de son secteur de l’électricité en considérant le moyen et le long terme. Eléments du diagnostic du secteur à l’heure actuelle Un leadership actif de la part du gouvernement A la différence des autres réformes entreprises sans résultats probants, la réforme engagée sur l’électricité est considérée comme l’une de plus ambitieuses de la RDC. Elle est celle où le Gouvernement s’illustre en champion avec la mise en place de l’ANSER et les appuis lui apportés. Comme jamais auparavant, l’Etat Congolais agit, en premier instigateur du changement de narratif dans le secteur, en investissant dans la capitalisation du Fonds Mwinda et dans bon nombre de projets actuels en lien avec l’électrification rurale. Le secteur privé, premier bénéficiaire de la libéralisation En menant la danse de l’électrification rurale, le Gouvernement congolais vise à débloquer les investissements privés car, très conscient du fait que le développement du secteur de l’électrification rurale/péri-urbaine, par nature hors réseau, est assez complexe. Outre les questions structurelles qui plombent le monde rural, l’électrification rurale présente des risques très élevés liés à la demande. Les financements privés sont toujours limités du fait souvent de la taille, peu critique, du marché (des mini, voire nano réseaux – entre 10 et 100 kw -) souvent en dessous des seuils minima d’emprunt (sur les marchés des capitaux). Eléments des préalables à l’électrification accélérée à l’heure de la libéralisation Renforcer le pouvoir d’achat des ménages pour sécuriser une demande solvable Pour ce faire, une conjugaison d’approches doit donc être déployée pour attirer les investisseurs privés : Primo, des subventions, en ciblant les usagers vulnérables dans les zones reculées. Le Fonds Mwinda montre déjà un certain succès pour inciter les entreprises à entrer sur de nouveaux marchés. Secundo, des mécanismes de couverture pour diminuer les risques des investisseurs et faciliter la mobilisation de dette et d’equity dans les projets de mini-réseaux sont indispensables. Cela peut passer par de nouveaux fonds de garantie ou des mécanismes plus innovants permettant, par exemple, de garantir un revenu minimum au développeur de mini-réseau pour le prémunir contre le risque d’une demande insuffisante. L’Energie comme catalyseur du développement Cependant, ces mécanismes doivent être structurés et adaptés aux marchés locaux. Ils doivent permettre d’accompagner plus de projets. Au-delà de l’accès à l’électricité, ils doivent encourager le développement socio-économique des régions en crise. C’est cela même la perspective de la RDC qui vient de lancer un vaste programme de Développement Local, le PDL_#145 territoires. Les appuis des partenaires devraient pouvoir accompagner cette approche décloisonnée en facilitant les financements et le dialogue entre secteurs (par exemple des programmes joints agriculture – énergie – routes). Les partenaires au développement devraient, de ce fait, faire preuve d’audace dans leurs approches en déployant des outils flexibles et réactifs, en mettant en place des procédures accélérées, considérant l’urgence de la situation dans ces territoires en crise. Nos attentes à l’endroit de la Banque Mondiale, du FMI et autres partenaires L’audace : autant nous avons, au niveau du Gouvernement, pris les taureaux par les cornes, autant nous attendons de nos partenaires une nouvelle approche d’appui qui devra s’appuyer sur les axes suivants :  Mobilisation des financements privés plus importants, à la hauteur des défis à relever Jusqu’à présent, il y a plus de promesses d’argent que leur décaissements (ou réalisations des promesses). Si les besoins se chiffrent aujourd’hui en de dizaines de milliards de USD, on ne peut pas régler cette question avec simplement les quelques millions usd souscrits aujourd’hui. Il faut plus d’ambitions en termes d’engagements financiers. Renforcer nos instruments d’incitation financière (Subsides aux bénéficiaires finaux, le Fonds Mwinda, mais dans une approche innovante RBF mais qui intègre les surcoûts pour permettre aux opérateurs d’affronter les défis logistiques et sécuritaires (dans les zones rurales enclavées et en proie à des conflits). A ceci, devrait être joint le fonds de garantie, car les subsides aux usagers finaux ne sont pas suffisants (à entendre les entreprises); Utiliser les instruments nationaux mis en place par les gouvernements, tel que l’ANSER, Plutôt que de continuer à créer des structures parallèles (appelées : Unités de gestion), il faut y investir tous les appuis nécessaires (capacités); Simplifier les procédures en les adaptant à la situation de fragilité qui caractérisent ces zones (on ne peut pas exiger les mêlées du diligence pour la construction d’une mini centrale hydroélectrique de 300 MW que pour pour la mise en place d’une centaine de micro/réseaux à base du solaire dans les zones rurales enclavées, pauvres et en proie à des conflits armés; soutenir l’approche intégrée et multi-sectoriel promue par le Programme de Développement à la base -145 Territoires, approche bottom-up qui permet d’intégrer l’énergie dans une stratégie cohérente du développement. Le programme de développement local le PDL 145 Territoires est une très bonne initiative qui mérite le soutien de tous les partenaires. ANSER qui a la charge de piloter le volet « accès à l’électricité » de ce vaste programme veillera à ce que l’électricité s’intègre de la bonne manière dans les stratégies locales (PDP, Plan de Développement Provincial et plans de développement au niveau de différents territoires). Des programmes couplés tels Agriculture-électricité-désenclavement ou pistes de dessertes rurales seront le mode d’opération de la réponse « accès à l’électricité » dans les zones et territoires où interviendra le programme de 145 territoires. Conclusion Pour tout dire, l’accélération de l’électricité dans les milieux récalcitrants aux approches conventionnelles nécessite une grande ouverture d’esprit et une approche innovante sur fond de la collaboration entre le gouvernement, les investisseurs et les partenaires techniques et financiers. Pour atteindre les ODD dans les délais que nous nous sommes fixés globalement, chacun de ces acteurs doit prendre en compte les difficultés que nous avons de reproduire des solutions toutes faites et se préparer à vivre les conseils que nous prônons : Think Global, Act Local ! Idesbald CHINAMULA  Directeur Général,ANSER [...] Lire la suite…

ANSER

Au lendemain de la libéralisation de son secteur de l’électricité, l’Etat Congolais s’est doté de l’Agence Nationale de l’Electrification et des Services Energétiques en milieux rural et périurbain- ANSER en sigle – structure gouvernementale par laquelle il tient à s’assurer la réussite du pari de l’électrification du Congo profond et de l’accès pour tous à l’énergie.

 

 

Crée depuis 2016, son opérationnalisation n’est intervenue qu’après nomination des premiers membres de son Conseil d’Administration et Conseil de Gestion par le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi par l’ordonnance présidentielle N° 20/121 du 17 juillet 2020… En savoir plus

 

 

 

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